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A propos...
Certains lieux s’imposent discrètement, jusqu’à devenir une évidence. Le Chemin du Baou est d’abord une adresse, la mienne. Une maison à flanc de montagne, cachée dans la forêt du Baou Roux, qui surplombe la plaine de Caille à plus de mille mètres d’altitude. Ma première pierre est là, dans ce paysage de silence et de saisons franches, un Sud entre neige et soleil.
Devenir Paysanne-herboriste n’est pas une rupture mais l’aboutissement d’un chemin. J’ai d’abord avancé dans la finance où j’ai appris la rigueur et rapidement ressenti un décalage profond avec mes aspirations personnelles ; puis dans le développement international, avec la volonté d’être utile tout en ayant
encore la sensation de devoir composer avec des logiques qui m’échappaient. J’ai créé et dirigé pendant quinze ans une ONG aujourd’hui autonome. Une expérience fondatrice qui m’a enseigné la persévérance et l’adaptabilité.
Par la suite, devenue consultante en filières durables de matières premières aromatiques, j'ai découvert l'univers des plantes. Sa richesse, sa complexité, et les enjeux humains et environnementaux qui entourent les végétaux m'ont fascinée.Là, j'ai contribué à structurer des filières plus justes, à relier des territoires et des savoir-faire. Mais il me manquait encore quelque chose d'essentiel : un ancrage, une cohérence totale entre ce que je faisais et ce en quoi je croyais. Le Chemin du Baou est né de ce désir.
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Installée comme agricultrice en 2019, j'ai commencé par cultiver pour l'industrie cosmétique du pays de Grasse, tout proche. L'expérience a été forte, douloureuse parfois. Elle m'a appris la réalité du métier. Peu à peu, j'ai réorienté mon travail, je me suis formée en herboristerie à l'école de Montpellier pour reprendre la main sur l'ensemble de la chaîne : cultiver, cueillir, transformer, formuler, commercialiser...
Aujourd’hui, je cultive des plantes à parfum, aromatiques et médicinales sur un hectare, complété par de longues séances de cueillette sauvage. Je transforme moi-même feuilles, fruits, bourgeons et fleurs en tisanes, baumes, huiles, élixirs floraux, macérats et alcoolatures. Ce métier est un équilibre. Il demande de la force et de l’humilité. De l’action et de la patience : dans mon monde, rien n’est immédiat. Tout s’observe, se comprend, s’ajuste.
Je travaille seule la plupart du temps, entourée ponctuellement de femmes en reconversion venues apprendre, expérimenter et simplement partager ce rythme différent. L’été, des personnes de passage, venues de différents pays participent à la vie du lieu. Le Chemin du Baou est aussi devenu cela : un espace vivant, ouvert, en mouvement.
Ici, chaque plante est cultivée, récoltée et transformée avec une attention constante. Les formulations sont simples, volontairement. Mes produits offrent l’essentiel et rien de plus.
Plus qu’une marque, Le Chemin du Baou est un métier qui me ressemble. Un métier qui mobilise à la fois le corps et l’esprit, qui s’inscrit dans un territoire, dans un rythme, dans une relation directe au vivant. Pour la première fois, je me projette dans ce que fait. Durablement.
Ce que je propose aujourd’hui est le prolongement de mon parcours : des produits pensés pour accompagner votre quotidien, simplement et sans promesse excessive, grâce à des gestes qui invitent à ralentir, à ressentir, à prendre soin autrement.
Ils sont le résultat d’un travail maîtrisé de bout en bout : de la culture à la transformation, dans le respect des plantes, du territoire et des usages.